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Arthur BEK-GRAN est-il un danger public ?
"J'assume toujours mes responsabilités", affirme l'artiste que les experts psychiatres considèrent comme sain d'esprit avec "une légère atténuation due à un certain déséquilibre de type paranoïaque". Il suffit pourtant de reprendre en détail les circonstances de la vie d'Arthur BEK-GRAN pour constater une série d'anomalies qui lui valurent d'ailleurs des non-lieu et des internements psychiatriques. Dans son adolescence, il a tenté par trois fois de se suicider. A 19 ans, il a tué son père d'un coup de révolver et il a été acquitté par la Cour d'Assise de Versailles. Légataire universel, il a dilapidé un gros héritage en organisant une expédition en Amazonie et en se faisant escroquer dans une affaire de billard électriques. "C'est une période que je veux oublier" dit-il.
"J'aime mieux ne pas parler de ma jeunesse". Aujourd'hui, on décrit l'artiste comme "un grand garçon timide", mou, avec un regard fuyant, qu'il cache le plus souvent sous des lunettes noires. Pour le reste, "il a un teint d'anglais avec des cheveux châtains roux", croit se souvenir sa concierge. "Il est brun", me dit un voisin qui le croise quotidiennement.
Quant à son comportement, toujours poli, discret : " on n'entend jamais de bruit chez lui", disent les habitants de l'immeuble. Comme beaucoup de célibataires, il achète sa viande au détail : "trois cent grammes de beefsteak haché paraissent lui suffire", raconte le patron de la boucherie SPAR-OK, à quelques mètres de là. "Un client poli, et habillé plutôt sport".
Ce travail a reçu le soutien de la DRAC Poitou-Charentes dans le cadre d'une bourse d'aide individuelle à la création. Remerciements tous particuliers au Carré Amelot de La Rochelle.
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