J'ai eu la chance de posséder un moulin sur une petite rivière d'Ile-de-France.
Les promenades le long de cette rivière m'apporte maint sujet de jubilation car les couleurs, les reflets des arbres et des buissons changent sans arrêt, selon les saisons, les jours, les heures.
Les lentilles d'eau glissent et se mêlent aux reflets des branches. Si le flux est calme, c'est une clairière qui apparaît, si le frémissement est intense, les lignes se brisent et la photo devient non figurative.
L'esprit peut s'évader vers ces paradis enfantins chers à Baudelaire.