Je travaille sur du métal photosensibilisé en quelque sorte (à la manière des anciens daguérotypes) que je laisse simplement rouiller pour le développer.
En s'oxydant, le métal révèle une image photographique que je peut travailler durant son apparition.
L'oxydation peut durer quinze jours à trois semaines durant lesquelles je "dialogue" avec l'image. La rouille s'inscrit de façon aléatoire sur la métal alors j'efface l'image par endroits ou intervient en grattant, brossant, ponçant le métal.
Mon intervention s'inscrit dans la matière durant le temps de développement, voilà pourquoi il y a une liaison intime entre le travail plastique et la photo.