Elle se pare de mille lumières pour couvrir sa nudité altière pendant que son Minotaure vautre son ardeur perverse à la crasse du box dans la moiteur empuantie de la paille humide. Elle exhibe sa croupe avenante et lascive à l'avidité brutale du phallique désir, citant le monstre pour l'ultime estocade où se mêlent l'amour, la sueur et le sang.
Et voici que la bête chancelante la traîne, accrochée à son torse velu, vers la dernière chute, au bout du sillon profond que trace son corps dans le sable chaud et gluant. Au vacarme et aux regards de la foule en folie, le monstre s'affale enfin, écrasant son fragile vainqueur dans une fin commune pour atteindre avec elle la grâce des sages et la température des morts.