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Thierry HAVRET
LA CALE : Au départ, présenter ce lieu qui est peu connu, puis, jouer avec des pigments purs, la couleur à l'état brut dans son apogée de saturation, celle qui fait le plus franchement vibrer les oxydes et la lumière. Ensuite, cerner ces couleurs lâchées en liberté. C'est aussi le grain de sable de nos certitudes, une vision proche mais tellement lointaine en même temps. Je m'accapare de vos défaillances, tout en cherchant à vous faire divaguer dans un profond labyrinthe sans durée, un lendemain sans présent, un jalon sans repères heureusement.
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