Ils sont des milliers à n'avoir jamais fréquenté l'école, qui n'est d'ailleurs pas obligatoire..., et dès dix ans, ils font partie de la population active, représentant une source de revenus nécessaire à la famille; laveurs de pare-brise, cireurs de chaussures, vendeurs ambulants, récolteurs de café, il faut gagner chaque jour quelques cordobas pour pouvoir survivre.
Les portes du rêve, ouvertes en 1979 avec la révolution sandiniste, se sont renfermées depuis 1990 sur une société libérale appuyée par les Etats-Unis, où les plus démunis, majoritaires (80% de la population) sont complétement oubliés...
Oubliés chez eux, oubliés du monde, les enfants ont cette force de conserver, malgré la misère quotidienne, le sourire au coeur, comme un espoir de jours meilleurs.